Demain, les divans

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Écologie radicale

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J'ai évoqué dans mon Grand Foutoir Psychanalytique comment j'avais trouvé mon compte à la lecture mensuelle du journal d'Écologie Politique nommé "La Décroissance". C'est que, même si je dois avouer que ce n'est pas aussi simple de l'être que de le lire, je crois que seule une politique écologique radicale peut sauver l'espèce humaine de la fin dramatique qui dévoile ses horreurs petit à petit comme le grand maitre avance ses pions sur l'échiquier.

Je crois aussi qu'une politique radicale en matière d'écologie s'oppose catégoriquement au maintien d'un régime capitaliste. Ce sont là deux antagonistes radicaux. Le capitalisme, parce que l'accumulation est son éthos, ne peut que céder la place à un régime de la frugalité, de la raison, du respect du vivant sous toutes ses formes.

On a pu former l'idée que le capitalisme avait été indispensable au développement civilisationnel. Je crois plutôt que le capitalisme s'est formé sur la tendance à la fois parcimonieuse et cumulative de malades. Accumuler de l'avoir pour ne pas mourir est une politique de gens qui ont peur de manquer. En cela c'est un régime marqué par la névrose au plus haut point.

Avoir suffisamment pour être chaque jour pleinement voilà qui allège l'âme au lieu d'être chaque jour dans la crainte de manquer du nécessaire le lendemain. Je connais bien cela car j'ai grandi devant cet horizon de manque car le pauvre peut aussi être capitaliste à sa manière. Cette pensée rétrograde et destructrice n'est pas réservée aux riches, voire aux très riches, sans quoi il y a beau temps qu'elle aurait capotée.

Ralentir, revenir à des dimensions du temps et de l'espace limitant l'impact de l'homme sur son environnement au strict nécessaire (noté que je n'ai pas parlé de minimum, ça s'est valable en temps de confinement macronnien).

J'avais lu il y a longtemps dans un bouquin (peut-être bien sous la plume d'André Gorz !) que l'homme devrait être le jardinier de la planète. C'est une belle idée qui m'avait marqué. En effet, s'il était dévolu à chaque humain venant au monde sur la planète d'être responsable de la beauté, de l'harmonie et de la générosité d'un coin mesuré de la Terre, nous pourrions envisager l'avenir avec le sourire du jardinier fier de son potager. Encore qu'il ne saurait être question que cela reste une démarche individuelle, je suis pour un retour d'une vie politique aux dimensions limitées du village (il n'existe pas de village planétaire !).

La mégapôle est l'endroit sur Terre où culmine l'horreur économique générée par le capitalisme.

Être un écologiste radical signifie donc pour moi un changement radical du mode de vie des hommes partout sur la planète où il n'est pas en harmonie avec ce que la Terre peut mettre à notre disposition. Ceci bien sur interroge tous les secteurs de l'activité humaine.

Mais il est peut-être déjà trop tard, peut-être !

Quoi qu’il en soit, il reviendra à ce qui survivra de l'homme de ne pas s'égarer à nouveau.